BHV, trois lettres qui font la « une »  depuis des mois, et qui empoisonnent la Belgique depuis 1963. 

Journal l'Echo, Vincent Rif

Journal l'Echo, Vincent Rif

L’enjeu ? Il faut être politicien averti  pour en connaître les tenants et les aboutissants.

En fait, les partis wallons doivent, au risque de perdre l’électorat bruxellois, en grande majorité francophone, défendre l’intérêt  des habitants de la périphérie parlant la langue de voltaire en terre flamande.

Ces mêmes partis n’ont pas fait grand-chose pour nous éviter le statut spécial hérité d’un compromis « à la belge » en 1994 !  Il est vrai que 18.000 cominois, ne pèsent pas beaucoup comparé au million de bruxellois et aux 4000 fouronnais.

La Belgique est au bord du gouffre parce que certains défendent les intérêts de personnes qui ce sont installés dans des communes où l’on ne parlait pas leur langue et qu’ils ne se sont pas intégrés.

Je sais que mes propos vont choquer certains, mais je les assume.  Imaginez vers les années 1920, l’industrie textile étant florissante, les flamands viennent travailler à Armentières, s’y installent, se regroupent, forment un parti politique, se présentent aux élections municipales, obtiennent la majorité, demandent que le nom des rues soient en flamand, que les formulaires officiels le soient aussi etc…  Absurde non ?

Une règle simple devrait s’imposer, ceux qui s’expatrient, ont le devoir de s’intégrer, sans pour autant renier leurs origines. Nos aïeux, nos parents l’ont fait, nos noms en sont témoins, pourquoi ne pourrait-on pas le faire ailleurs ?

7 réponses à to “B.H.V. arrêtez!”

  • louis:

    La Belgique est réputée pour ses « compromis » mais ici, B.H.V. est un iceberg sont on ne comprend que la partie immergée.
    ARTE a fait une courte vidéo que même les français comprendraient lol mais le malaise est plus profond. Et dire que l’Europe s’apprête en juin a avoir un petit belge à la barre On crois rêver.

  • rudy:

    Je suis d’accord avec tes propos Didier.

    Pour ma part le problème BHV a son origine dans les années 30, lorsque certains ont refusé un enseignement bilingue pour une Belgique entièrement bilingue. Depuis quelques années, certains ont pris conscience du problème et multiplient des initiatives pour renverser la vapeur. Mais l’évolution institutionnelle a fait beaucoup de dégâts.

  • Francis JOSEPH:

    Nos têtes soit disant « pensantes » de tout bord ne souhaitent qu’une chose : leur réélection et se foutent pas mal que l’économie et le social soient au bord d’une situation insoutenable.
    Et cela n’ira pas en s’améliorant : les discours du premier mai en sont la preuve.
    Pauvre politique « politicienne de bas niveau ».

  • Citoyen MDW:

    En son temps, à Comines-Warneton, une liste flamande a été proposée au suffrage de la population. Elle n’a pas obtenu de siège, car les Cominois-Warnetonois néerlandophones ne sont pas suffisamment nombreux pour entrer au Conseil.
    Je ne veux pas, ici, chercher qui sont les responsables du « Brin BHV ».
    J’essaie seulement de trouver une solution.
    Si tous les habitants francophones de la périphérie qui se voient frustrés de cette situation insuportable, qu’ils soient de Hal ou de Vilvoorde, proposaient une liste de citoyens défendant leur francophonie, et… s’ils sont tellement nombreux au point de titiller la majorité, ils pourraient mieux se défendre plutôt que de compter sur Olivier, Joëlle, Elio, Didier. Et soit-dit en passant, ces quatre ténors n’ont pas intérêt à jouer cette tactique-là.
    Happart a tenté le coup avec son « Retour à Liège ». Rien n’y fit ! Mais, dès l’instant où il a été accueilli à bras ouverts par le PS, et obtenu ses portefeuilles, le calme est revenu aux Fourons !
    Evidemment, tous les nouveaux habitants sont, parait-il, Hollandais !
    Ceci-dit, cher Didier, j’espère que ta Présidente jette un oeil de temps à autres sur notre enclave cominoise et qu’elle ne va pas jouer le même tour que Deprez VOUS a fait, en 1983 (?) Servir d’échange pour un quelconque foutu arrangement !

  • Si c’est pour nous jouer un tour, je préfère qu’elle ne jette surtout pas de coup d’œil de notre côté.
    Que peut-il encore nous arriver? Mais c’est vrai qu’avec ces « grosses têtes » on est à l’abri de rien.
    La nomination du bourgmestre pourrait ne plus être entérinée par la Région Wallonne, mais par le collège des Gouverneurs, ceci pour permettre aux bourgmestres francophones de la périphérie d’échapper au ministre de l’intérieur flamand et ainsi être nommés.
    Je rappelle qu’à notre écoute, Joëlle Milquet et Christian Brotcorne, ont décidé de déposer un amendement afin que le statut devienne caduque s’il n’y avait pas d’élu de l’autre communauté linguistique, évidemment, il n’est pas passé, les flamands et le MR n’en n’ont pas voulu.

  • Francis JOSEPH:

    Je me souviens qu’à cette époque « un grand dindon  » avait été placé sur le fronton de l’hôtel de ville de Comines stipulant : « Nous avons été les dindons de la farce ! »
    Mais en Belgique : on peut s’attendre à tout !

  • Walter Vandenberghe:

    Juste un peu d’histoire.
    A XIX ème siècle, 500.000 immigrés flamands se sont installés dans le Borinage, ainsi que dans la région de Liège. Cette vague d’émigration a duré jusque dans les années 50. Les raisons pour lesquelles ces gens ont quitté leur terre sont les mêmes que pour les autres étrangers. Ils se sont regroupés dans certain quartiers, et l’on parlait le patois flamand dans les rue de Charleroi et Liège. La grande majorité des Flamands se sont intégrés dans la société wallonne sans aucun problème, et dès la 2ème génération, ces Flamands étaient totalement « wallonisés ». Pour ces Flamands, la Wallonie était une promotion sociale, et il leur semblait logique d’adapter la langue et les coutumes.
    Dans l’histoire belge, la charnière se situe en 1966. C’était la dernière année où le revenu moyen était plus élevé en Wallonie qu’en Flandre. A noter que le déclin était déjà annoncé dans les années 50 lorsque les charbonnages rencontraient des difficultés. Je pense que la Belgique mérite d’être défendue car elle est un mini patchwork à l’image de l’Europe.
    Beaucoup de rancunes et de frustrations d’aujourd’hui trouvent leur origine dans le passé, et c’est en prêtant plus d’attention à notre histoire commune qu’il est encore possible de donner un avenir à la Belgique.

    (Source : « La terre promise, Flamands en Walonnie »)

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